Aye-aye et le Parc Botanique

aye-aye

Au Parc Botanique et Zoologique de Tsimbazaza (P.B.Z.T), à Antananarivo, Madagascar, un bébé Aye-aye (Daubentonia madagascariensis) naquit le 24 Janvier 1999.

Aye-Aye, Daubentonia MadagascariensisIl se porte bien et cette naissance résulte du projet protection et élevage du Aye-aye, projet mené en collaboration avec l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) et commencé en 1992.
Pour mener à bien ce projet, une cage d’élevage pour Aye-aye a été construite et des Aye-aye ont été capturés dans la forêt de la montagne de Manasamody au Nord-Ouest de Madagascar. L’élevage a débuté en 1993 avec deux paires de Aye-aye au PBZT et en Janvier 1999 sept individus adultes ont été recensés dont quatre mâles et trois femelles, le nouveau né constituant le 8ème individu de cette population.

Entre avril 1997 et Juin 1998 trois naissances ont été observées mais les bébés sont tous morts-nés. Le 6 Décembre 1998, un autre bébé Aye-aye a vu le jour, mais on l’a retrouvé mort le 25 Décembre de la même année.

Il n’est pas facile d’effectuer l’élevage en captivité du Aye-aye, en particulier avec les conditions qui prévalent à Madagascar. Mais le Personnel du PBZT s’efforce de maintenir les animaux dans de bonnes conditions et nous pouvons espérer une autre naissance cette année.
Et cela va continuer.

Ce projet est directement lié avec la conservation de la forêt autour de la montagne de Manasamody.

C’est seulement dans ces deux zones forestières que le Aye-aye existe, c’est à dire dans les régions occidentales de Madagascar. Dans cette zone, comme dans les autres parties de l’île d’ailleurs, la forêt est chaque année sérieusement endommagée par les feux, ou plutôt jour après jour, la forêt est brûlée et est constamment réduite.

Aye-Aye, Daubentonia MadagascariensisCette année, grâce aux relations amicales entretenues avec la population locale, nous avons commencé les activités en vue de la conservation du Aye-aye. La première étape consiste en l’étude de la distribution du Aye-aye, l’état de la forêt naturelle restante et la situation des paysans locaux notamment en ce qui concerne l’adduction d’eau pour les utilisations ménagères et l’agriculture. Pour ces études, un campement de base est en train de se construire. Il en est de même de l’adduction en eau potable, tout ceci avec l’assistance de l’ Ambassade du Japon à Madagascar. Par ailleurs, le PBZT envisage de faire de cette zone forestière, une aire protégée qui sera considérée comme son annexe.